Mon chemin vers l’accompagnement commence bien avant ma rencontre avec la Gestalt. Il prend racine dans mon histoire et dans mes premiers vécus.
Aînée de ma famille, plutôt réservée, avec une scolarité parfois laborieuse mais traversée avec persévérance. J’ai moi-même connu ce sentiment de ne pas toujours trouver facilement ma place. Très tôt, j’ai été sensible aux personnes plus discrètes, isolées ou en retrait. J’avais spontanément envie d’aller vers elles, de créer le contact, d’instaurer un climat doux de confiance et de partager des moments simples et positifs. Certainement parce que je retrouvais en elle des vibrations tellement ressenties en moi-même. Je crois qu’instinctivement, je comprenais déjà sans avoir les mots de la théorie.
Avec le recul, je crois que cette attention portée à l’autre a toujours fait partie de moi.
Au fil des années, elle a naturellement trouvé sa place dans ma vie professionnelle. Ingénieure de formation, j’ai exercé comme consultante, directrice commerciale, puis dirigeante d’entreprise. Ces responsabilités m’ont appris à analyser des situations complexes, à prendre des décisions, à accompagner le changement et à faire face aux réalités concrètes de la vie professionnelle.
Derrière les organisations, les fonctions, les objectifs et les résultats, j’ai toujours vu les personnes comme des acteurs essentiels de la réussite, avec leurs émotions, leurs besoins, leurs doutes, leurs ressources, leurs fragilités et leur manière singulière d’entrer en relation avec les autres.
J’ai progressivement compris combien mon propre élan de vie se trouvait là : dans l’attention portée aux personnes, à leur équilibre, à leur confiance et à leur possibilité de s’épanouir.
Diriger une entreprise m’a appris que prendre soin des relations participe pleinement à l’exigence et à la performance. Mon rôle de dirigeante consiste aussi à écouter, transmettre de l’énergie, partager, soutenir, responsabiliser et préserver un regard optimiste et valorisant lorsque les situations deviennent plus complexes.
Chaque membre de l’équipe est une personne singulière, porteuse de ressources et de quelque chose d’unique à apporter au collectif.
La vie est ensuite venue donner une nouvelle profondeur à cette conviction.
L’épreuve de la maladie, et particulièrement du cancer, a profondément ouvert mon regard. Elle a mis en figure la valeur de la vie, la fragilité de nos équilibres et la force des liens qui nous entourent.
Elle m’a également permis de mesurer autrement ce que vivent les proches. Lorsque nous traversons une maladie ou une épreuve, ceux qui nous aiment traversent eux aussi quelque chose : leurs inquiétudes, leurs peurs, leur fatigue, parfois leur sentiment d’impuissance.
Cette expérience a renforcé un élan déjà profondément présent en moi : prendre soin de ce qui se vit chez l’autre, en restant attentive à sa singularité, à ses besoins et à son propre chemin.
Au sein de l’entreprise, cette période m’a aussi montré combien une équipe soudée et fiable peut devenir soutenante et mobiliser des ressources insoupçonnées dans la difficulté. Les relations professionnelles nourries au quotidien ont révélé toute leur force : confiance, solidarité, responsabilité, engagement.
Une véritable richesse.
J’ai toujours été convaincue qu’une étincelle demeure en chacun de nous.
Elle peut être momentanément recouverte par les épreuves, les doutes, le manque de confiance, la peur du regard des autres ou le sentiment de ne plus savoir où est sa place.
Je crois profondément que chacun possède des ressources et une capacité à retrouver du mouvement, à grandir et à s’épanouir.
C’est sans doute pour cette raison que ma démarche va naturellement vers celles et ceux qui doutent d’eux-mêmes, qui cherchent leur place, qui se sentent différents, isolés ou qui ont perdu confiance dans leurs propres ressources.
La question de la place et de la valeur de soi occupe d’ailleurs une place importante dans ma formation en Gestalt. L’estime de soi se construit très tôt autour de questions essentielles : « Qui suis-je ? », « Quelle est ma valeur ? », « Quelle est ma singularité ? », « Qu’est-ce qui me différencie des autres ? ».
Ces questions continuent ensuite à se manifester dans nos relations personnelles et professionnelles.
Ma formation en Gestalt est venue donner de la profondeur, des connaissances et des compétences à cet élan naturel vers l’humain.
Elle m’a apporté des concepts, des repères et des outils, tout en m’invitant à approfondir ma connaissance de moi-même, à reconnaître ce qui se passe en moi dans la relation et à développer une présence consciente et régulée pour être pleinement disponible à l’autre.
Cette dimension constitue le savoir-être : développer une meilleure conscience de soi et de ses interactions afin de soutenir la qualité et la fluidité de la relation.
À ce savoir-être s’ajoute le savoir-faire : accueillir, écouter, interagir et ajuster son intervention à la personne rencontrée et à ce qui se manifeste dans l’instant.
Enfin vient le savoir-penser : faire des liens entre les connaissances, ce que j’observe, ce que je ressens et ce qui se manifeste dans la rencontre.
Cette compétence réflexive permet de construire une stratégie d’accompagnement vivante, qui s’ajuste au cheminement singulier de chacun et ouvre progressivement le champ des possibles.
Ma formation a ainsi transformé une sensibilité personnelle profondément ancrée en une posture professionnelle plus consciente, plus structurée et plus solide.
Elle m’a aussi appris quelque chose qui me semble essentiel : une prise de conscience prend toute sa valeur lorsqu’elle peut être accueillie au rythme de la personne. Respecter ce rythme, ses protections et ce qu’elle est prête à explorer fait pleinement partie de l’accompagnement.
Aujourd’hui, je continue à exercer mon métier de dirigeante de PME tout en développant mon activité de Gestalt praticienne et de consultante.
Ces deux métiers se nourrissent mutuellement.
Mon expérience de dirigeante me permet de comprendre concrètement les enjeux des managers, la solitude de la décision, les tensions d’équipe, les résistances au changement et la nécessité de préserver une coopération humaine, juste et durable.
Et parce qu’au travail, en famille ou dans notre environnement, nous restons toujours une personne avec notre histoire, nos ressources et notre sensibilité, il m’a semblé naturel d’ouvrir également ces compétences à l’accompagnement personnel.
La Gestalt permet alors d’éclairer comment certaines expériences de notre histoire ont façonné nos croyances, nos protections et nos manières d’entrer en relation, pour observer comment elles s’ajustent à ce que nous vivons aujourd’hui et quelles nouvelles possibilités peuvent émerger.
Elle m’apporte une qualité de regard particulière : être attentive à ce qui est exprimé, mais aussi à ce qui reste en arrière-plan, à ce qui se répète, à ce qui se vit dans la relation et à ce qui cherche peut-être à évoluer.
Nous sommes tous humains.
Nous traversons des expériences qui nous touchent, nous activent, nous fragilisent parfois et peuvent modifier notre manière de nous regarder ou d’entrer en relation avec les autres.
Ce que j’aime profondément dans mon métier, c’est pouvoir éclairer avec chacun ce qui se passe et comment cela se passe, remettre en lumière des ressources parfois oubliées et ouvrir progressivement de nouvelles possibilités.
Parce que je crois qu’au-delà de ce qui résiste, de ce qui pèse, de ce qui doute ou se protège, une étincelle reste présente en chacun. Mon rôle est de vous accompagner pour retrouver vos ressources et lui redonner de la lumière.
Derrière ce qui résiste se trouve souvent quelque chose qui cherche à être entendu, compris ou protégé. Ma vocation est de vous accompagner pour l’éclairer, l’accueillir et ouvrir, à votre rythme, le champ de nouvelles possibilités.
Après un parcours profondément nourri par l’humain et la relation, j’ai souhaité donner à cet élan un cadre professionnel solide.
J’avais besoin d’une approche exigeante et solide, à la fois structurée, référencée et éprouvée par plusieurs décennies de pratique, tout en restant ouverte, vivante et capable d’évoluer avec les connaissances contemporaines sur l’être humain.
C’est ce que j’ai trouvé dans la Gestalt.
Ma première rencontre avec la Gestalt a d’abord été une expérience humaine. J’y ai trouvé de l’accueil, de la compréhension et un regard sans jugement. Je me souviens avoir ressenti quelque chose comme : “Enfin un endroit où ma sensibilité et mes ressentis peuvent être accueillis et compris.”
Une approche solide, ouverte et en mouvement
La Gestalt s’appuie sur des fondements théoriques, une méthodologie et une pratique développées et transmises depuis plusieurs décennies.
Cette histoire lui donne des racines solides sans la figer.
Elle continue à dialoguer avec les connaissances contemporaines issues notamment de la psychologie du développement, de l’attachement, de la régulation émotionnelle ou encore des neurosciences et s’appuie sur la phénoménologie.
Cette capacité à rester en mouvement me correspond profondément : s’appuyer sur des repères suffisamment solides pour offrir un cadre sécurisant, tout en restant curieux de ce que nous continuons à découvrir de l’être humain.
Considérer la personne dans sa globalité
La Gestalt porte un regard global sur la personne.
Elle s’intéresse à nos pensées, mais aussi à nos émotions, à nos sensations corporelles, à notre histoire, à nos besoins, à nos valeurs, à notre environnement et à notre manière d’entrer en relation.
Notre histoire influence notre présent. Les expériences que nous avons traversées ont contribué à construire des croyances, des protections et des façons de nous ajuster au monde.
Certaines continuent à nous soutenir. D’autres, construites dans un contexte différent, peuvent aujourd’hui demander à évoluer pour retrouver davantage de liberté et d’ajustement dans notre manière de vivre et d’entrer en relation.
La Gestalt invite alors à les éclairer avec curiosité et respect, pour comprendre comment cela se passe pour soi et permettre à de nouvelles possibilités d’émerger.
Le contact au cœur de la relation
L’une des dimensions qui me touche particulièrement dans la Gestalt est la place accordée au contact.
Nous nous construisons dans la relation : avec nous-mêmes, avec les autres et avec notre environnement.
La rencontre devient ainsi un véritable espace d’exploration.
Ce qui se vit dans l’ici et maintenant — une émotion, une hésitation, une sensation, un mouvement de rapprochement ou de retrait — peut nous renseigner sur notre manière habituelle d’entrer en relation.
Le travail consiste à mettre progressivement de la conscience sur ce qui se passe, dans le respect du rythme, des protections et de la singularité de chacun.
Il s’agit d’accueillir avant de transformer. Comprendre ce qui se vit avant d’explorer une autre manière d’être ou d’agir.
Une approche profondément respectueuse de l’être
La Gestalt considère la personne comme un être vivant, singulier et en mouvement.
Elle invite à regarder ce qui émerge plutôt qu’à réduire une personne à une difficulté, à une catégorie ou à une explication définitive.
Une période de doute, un comportement répétitif, une peur ou une difficulté relationnelle racontent quelque chose de notre histoire et de la façon dont nous avons appris à nous protéger ou à nous adapter.
Ils ne résument jamais tout ce que nous sommes.
C’est aussi cela qui m’a profondément attirée dans cette approche : respecter ce qui est présent, reconnaître les ressources déjà là et soutenir ce qui cherche à évoluer.
Savoir-être, savoir-faire, savoir-penser
Ma formation en Gestalt a donné de la profondeur, des connaissances et des compétences à mon élan naturel vers l’humain.
Elle m’a appris à articuler trois dimensions qui me semblent aujourd’hui indissociables.
Le savoir-être : développer une présence consciente, une connaissance de soi et une disponibilité réelle à la rencontre.
Le savoir-faire : accueillir, écouter, observer, reformuler et ajuster l’accompagnement à ce qui se manifeste.
Le savoir-penser : relier les connaissances, l’observation, le ressenti et ce qui se vit dans la relation pour construire un accompagnement singulier et évolutif.
Ces trois dimensions donnent à ma pratique à la fois son cadre, sa profondeur et sa capacité d’ajustement.
Ce que cela signifie dans ma pratique
J’ai choisi la Gestalt pour la profondeur de sa formation, qui s’inscrit dans un parcours long et exigeant, et pour une pratique qui s’ajuste à la singularité de chaque personne.
Je l’ai choisie pour disposer d’un cadre suffisamment solide pour accompagner avec sécurité et suffisamment vivant pour rester au contact de la personne que je rencontre.
Mon intention est d’éclairer avec vous ce qui se passe et comment cela se passe, d’accueillir ce qui demande à être entendu et de remettre en lumière des ressources parfois devenues moins accessibles.
La transformation peut alors se construire progressivement, à votre rythme, en ouvrant de nouvelles manières de ressentir, de choisir et d’entrer en relation.
Des racines solides sans rigidité. Un cadre sécurisant sans enfermement. Une pensée ouverte, une relation bienveillante et vivante, et le respect de l’être dans son mouvement.
C’est cette Gestalt que j’ai choisie et que je souhaite aujourd’hui mettre au service de mes accompagnements.
Parmi les grands enjeux développementaux abordés en Gestalt Thérapie, l’attachement et l’estime de soi occupent une place centrale. Ils se construisent très tôt et continuent d’influencer notre manière d’être avec nous-mêmes et avec les autres.
L’attachement concerne notre besoin de sécurité dans la relation. Dès l’enfance, nous avons besoin de pouvoir nous appuyer sur une présence suffisamment sécurisante, une sorte de « camp de base », pour explorer le monde, nous éloigner, puis revenir lorsque nous avons besoin d’être rassurés. Ces premières expériences participent à notre manière de vivre la proximité, la séparation, la confiance, la demande d’aide ou encore la peur de perdre le lien. Cet enjeu vit ses prémices durant les mois de la grossesse. Ce qui vit la mère est ressenti par le fœtus. Puis durant les premières années, la mère ou la figure d’attachement principale est primordiale. Elle représente l’amour inconditionnel qui forgera l’enjeu d’attachement de l’enfant. À l’âge adulte, ces expériences peuvent encore se manifester dans notre façon de nous attacher, de nous détacher, de nous protéger ou d’entrer en relation. L’attachement se construit dans l’expérience d’un amour suffisamment inconditionnel : être aimé pour ce que l’on est.
L’estime de soi se construit autour d’autres questions tout aussi fondamentales : « Qui suis-je ? Quelle est ma valeur ? Quelle est ma place ? Quelle est ma singularité ? » Elle se nourrit de ce que nous vivons, du regard que nous recevons, de nos réussites, de nos difficultés, mais aussi de la manière dont nous apprenons progressivement à nous regarder nous-mêmes. Enfant, la « figure paternelle » permet à l’estime de soi de se développer ensuite dans un environnement où apparaît le soutien conditionnel : être accompagné, encouragé, cadré et parfois confronté dans ce que l’on fait, sans que l’amour ou la valeur de la personne soient remis en cause. Une estime de soi suffisamment solide permet de reconnaître ses qualités, ses fragilités, ses limites et ses ressources tout en conservant un sentiment de valeur personnelle.
Ces deux enjeux se croisent souvent. La sécurité dans le lien influence la manière dont nous nous construisons, et la manière dont nous nous percevons influence à son tour notre façon d’entrer en relation.
En Gestalt, il ne s’agit pas de rester tourné vers le passé, mais de comprendre comment ces expériences anciennes peuvent encore se manifester dans l’ici et maintenant. L’accompagnement permet alors de mettre de la conscience sur ce qui se répète, de reconnaître les protections mises en place et d’expérimenter progressivement des manières plus ajustées d’être en relation avec soi et avec les autres
Venir parler de soi, de ce qui pèse, de ce qui se répète ou de ce que l’on comprend encore difficilement demande de pouvoir se sentir accueilli en confiance.
Je vous reçois dans un espace confidentiel, bienveillant et sécurisant, où votre parole, vos émotions, vos hésitations et vos silences ont leur place.
Vous arrivez avec votre histoire, votre sensibilité, vos ressources et ce qui est présent pour vous aujourd’hui. Nous partons de là.
Mon intention est d’être pleinement présente à la rencontre, attentive à ce que vous exprimez mais aussi à ce que vous ressentez, à ce qui se manifeste dans votre corps, à votre manière d’entrer en relation et à ce qui émerge progressivement au fil de notre échange.
Nous cherchons ensemble à éclairer ce qui se passe et comment cela se passe pour vous.
Certaines expériences de notre histoire peuvent avoir façonné des croyances, des protections ou des manières de nous ajuster qui ont eu leur utilité. Les regarder aujourd’hui avec curiosité et douceur permet parfois de mieux comprendre ce qu’elles viennent encore protéger et d’ouvrir de nouvelles possibilités.
Je suis particulièrement attentive au respect de votre rythme. Une prise de conscience prend du sens lorsqu’elle peut être accueillie et intégrée par la personne qui la vit.
Mon rôle consiste à vous accompagner dans cette exploration, à remettre en lumière vos ressources et à soutenir ce qui cherche à retrouver du mouvement.
Je crois profondément qu’une étincelle demeure en chacun de nous, même lorsqu’elle semble momentanément recouverte par les épreuves, le doute ou le manque de confiance.
Je vous accompagne pour accueillir ce qui demande à être entendu et qui est difficile à exprimer en public, pour éclairer ce qui se vit et ouvrir, à votre rythme, le champ de nouvelles possibilités pour vous retrouviez confiance et liberté de choisir ce qui est bon pour vous.
Je connais l’entreprise de l’intérieur.
Dirigeante de PME depuis plus de vingt-cinq ans, je connais la réalité des responsabilités managériales, la solitude de certaines décisions, les transformations à conduire, les tensions qui peuvent apparaître et la nécessité de préserver l’engagement du collectif.
Ma formation et ma pratique de la Gestalt viennent enrichir cette expérience d’un autre regard : observer ce qui se joue dans les relations, ce qui facilite ou freine la coopération, ce qui reste parfois en arrière-plan et les ressources déjà présentes dans l’équipe.
J’accompagne ainsi les dirigeants, managers et collectifs en portant simultanément attention :
Chaque organisation possède son histoire, sa culture et ses contraintes. Mon intervention se construit donc à partir de votre réalité plutôt qu’à partir d’un modèle standardisé.
Mon double regard de dirigeante et de Gestalt praticienne me permet d’associer compréhension des enjeux de l’entreprise, connaissance des dynamiques relationnelles et stratégie d’accompagnement adaptée au collectif.
Éclairer ce qui se joue, faire émerger les ressources de l’équipe et soutenir une coopération plus consciente, plus fluide et plus durable.